






> Propriété de Monseigneur l’Evêque de Châlons, comme la plus part des moulins, cette bâtisse existait au XVIème siècle. Détruit puis reconstruit, il est difficile aujourd’hui de reconnaître les éléments les plus anciens de ce moulin. Il fut au cours de l’histoire transformé de moulin à farine, en forge, à tan, à huile, puis redevenu forge jusqu’au milieu du XXème siècle.
Au XVIème siècle, la Commune de Thonnance lès Joinville reconnue pour l’excellente qualité de son minerai de fer en fit un site métallurgique convoité. Le moulin de la Marzelle, devenu forge, entrait dans l’histoire pour sa fabrication des armes blanches. Au moment des guerres de Charles Quint, en 1544, cette activité fut anéantie puis abandonnée.
1560 : l’Evêque de Châlons autorise son bailleur (Sieur Danderel) à transformer le Moulin de la Marzelle en moulin à farine.
1789 : cette propriété appartenant à Monseigneur l’Evêque-Comte Antoine de Clermont-Tonner, devient à la Révolution propriété nationale.
A cette époque, Sieur Barbier, nouveau propriétaire, fait de ce moulin à farine une reconnaissance d’utilité publique pour la paroisse de Thonnance lès Joinville et devient élément de vie pour le district de Joinville.
1810 : transformation en moulin à tan (tannage des peaux).
1813 : sous Napoléon, ce moulin devient un bocard (appareil à pilon pour le broyage des minerais).
1822 : par Ordonnance Royale (Charles X), une extension du moulin (2ème tournant) donne autorisation à la famille Barbier de transformer ce moulin en huilerie.
1824 : pendant l’été, le moulin est en partie détruit par le feu.
1826 : fin de la reconstruction du moulin.
1835 : pour augmenter la production de farine qui alimente la région de Joinville, la famille Barbier par autorisation, modifie et reconstruit un 3ème tournant. Le Moulin de la Marzelle compte ainsi deux moulins à blé.